Les Russes aux portes de Constantinople


Le 20 janvier 1878, les Russes s'emparent d'Andrinople (aujourd'hui Edirne).

Entrés en guerre pour soutenir les peuples slaves des Balkans dans leur révolte contre le sultan, les Russes en profitent pour marcher sur la capitale de l'empire ottoman, Istanbul (autrefois Constantinople).

Le sultan signe sans attendre un traité de paix à San Stefano, dans la banlieue d'Istanbul.

Le tsar Alexandre II impose la création d'une Grande-Bulgarie indépendante et se prend à rêver d'une prochaine annexion de Constantinople, la «deuxième Rome».

Mais son triomphe sans nuance contrarie les Autrichiens et surtout les Britanniques qui craignent que les Russes n'entravent la route des Indes et le canal de Suez.

Londres menace Moscou d'une guerre. Le chancelier allemand Bismarck saisit l'occasion pour se poser en arbitre. Il propose l'ouverture d'un Congrès.

Celui-ci s'ouvre aussitôt à Berlin et prépare le démembrement de l'empire ottoman en reconnaissant l'indépendance de la Serbie, du Monténégro, de la Roumanie.

Au grand mécontentement des Russes et des Bulgares, la Bulgarie réduit ses prétentions territoriales et n'obtient qu'un statut d'autonomie.

La Bosnie-Herzégovine est placée sous administration autrichienne et Chypre sous administration britannique.

Avec cette première guerre des Balkans, se mettent en place tous les motifs de dissensions qui vont entraîner l'Europe dans la Grande Guerre en 1914.

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