Les Japonais s'emparent de Nankin


Le 13 décembre 1937, après un pilonnage de trois jours, l'armée japonaise entre à Nankin, au centre de la Chine.

Aussitôt commencent des massacres à grande échelle. Exécutions à la baïonnette ou au sabre. Viols et mutilations.
Au total, plusieurs dizaines de milliers de victimes. Peut-être 200.000 à 300.000.

Le massacre de Nankin figure en bonne place parmi les crimes contre l'humanité commis au XXe siècle même si le gouvernement japonais persiste à en nier l'importance.

Origines de la conquête

Tout a commencé en 1931, quand un groupe de généraux a pris le pouvoir à Tokyo avec l'approbation de l'empereur Showa (Hiro Hito).

Les nouveaux maîtres du Japon mettent à profit la guerre civile en Chine pour occuper la province de Mandchourie puis pour se lancer à la conquête de tout le pays.

En quelques mois, les soldats occupent un million de km2 et soumettent 60 millions d'habitants par une politique de terreur systématique.

Les massacres deviennent la règle et atteignent leur maximum avec la prise de Nankin.

Tchang Kaï-chek, le chef des nationalistes chinois, fait alliance avec ses rivaux communistes contre l'ennemi commun.

Vers la guerre mondiale

Après leurs premiers succès, les Japonais piétinent. Pour soumettre l'ensemble de la Chine, ils éprouvent la nécessité de s'emparer de l'Asie du Sud-Est, riche en matières premières et en pétrole.

Mais celle-ci est colonisée par la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni. Qu'à cela ne tienne. Le Japon choisit la fuite en avant.

Il s'allie aux Allemands et entre en guerre contre les États-Unis en agressant Pearl Harbor.